Queen
Publié le 15/04/2006 à 12:00 par lombredesouffrance
...wouaouh !!
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Son supprimé car il ne respectait pas les droits d'auteurs
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Publié le 15/04/2006 à 12:00 par lombredesouffrance
....voilà...si vous avez tout lu...clap clap...j'aurais fais de vous des fans incollables ;) ...voyez le point positif....tout ce temps pour lire mon blog sans m'entendre me plaindre....!!!! fallait profiter :p
PS : je vais mettre des photos de Fred pour conclure...on voit sa présence scénique et ce que ce mec dégageait d'impressionnant !!
Merci d'avoir suivit l'épopée Queen au milieu de mes gémissements :p
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Publié le 15/04/2006 à 12:00 par lombredesouffrance
petite particularité....toujours l'impression qu'il a deux de tension !!! :p
Biographie officielle :
John Richard Deacon est né le dimanche 19 août 1951 au St-Francis Private Hospital, London Road, Leicester, Angleterre, de Lillian Molly et Arthur Henry Deacon. Arthur Deacon travaillait pour The Norwich Union Assurances à Leicester. Le tranquille et timide John entra à l'école primaire, The Lindon Junior School à Evington, en 1956, année de la naissance de sa soeur Julie. A l'âge de sept ans, ses parents lui offrirent sa première guitare, une " Tommy Steele" spéciale en plastique rouge. En 1960, la famille déménagea pour Oadby, ville proche de Leicester, et John entra The Langmoor Junior School.
Le père de John encouragea son fils à s'intéresser à son propre hobby, l'électronique, passe-temps auquel John consacra vite beaucoup de temps. Il répara un vieux magnétophone et s'en servit pour enregistrer la radio, habituellement The Beatles et le Hit-Parade de Alan Freeman. Au début des années 60, son intérêt pour la musique grandissant, il acheta les deux premiers albums des Beatles en cassette hi-fi. Bien qu'il aima beaucoup la musique, l'électronique devint son passe-temps principal et il espérait faire de ce passe-temps une vraie carrière. Alors qu'il était âgé de dix ans, son père lui ayant donné un ancien récepteur de radio, il passait des heures, dans la cabane du jardin, à repérer les différentes stations et à écouter les nouvelles. Son père et lui, passaient également beaucoup de temps ensemble à jouer au train électrique et à pêcher dans la rivière et le canal proches de la maison familiale.
En 1962, à l'âge de 11 ans, John entra à The Gartree High School à Leicester où il se montra un élève moyen, travaillant juste ce qu'il fallait. Grand fan des Beatles, il avait décidé d'apprendre à jouer de la guitare, et, économisa l'argent qu'il gagnait en faisant la tournée de journaux le matin, entre autres petits jobs, pour s'acheter sa première guitare. Il eut vite économisé suffisamment pour une guitare sèche, et il commença à apprendre à en jouer. Il s'y mit avec son habituelle persévérance, et bientôt, ses amis et lui se réunirent dans le garage d'un copain pour répéter. Ce fut durant ces premières répétitions que John réalisa qu'il prenait plaisir à faire partie d'un groupe, et très vite, il réserva tous ses week-ends et même les soirs après les cours pour retourner jouer avec eux. Son copain Roger 'Spoldge' Ogden et lui, jouaient sur le fond sonore des disques ou écoutaient des cassettes de chansons jouées par d'autres groupes, et achetaient également des partitions musicales pour apprendre les accords des chansons populaires.
Le père de John décéda cette même année, ils étaient si liés et si proches que cela choqua profondément John. Il trouva un peu de consolation dans la musique et avec ses amis du groupe.
A l'âge de 14 ans, John forma son premier groupe, The Opposition. Le chanteur était Richard Young qui était leplus âgé de tous et travaillait pour la compagnie de son père. Il avait un petit peu plus d'argent que les autres et possédait un orgue Hammond et avait les moyens d'acquérir du matériel tels des microphones et des amplis. Il aida également les autres à s'acheter leur matériel. Le bassiste était Clive Castledine, le batteur Nigel Bullen avec qui John avait répété auparavant , et John lui-même était à la guitare rythmique. Il utilisait une Hofner, empruntée à Richard, qui n'avait qu'un seul microphone en état de marche, à l'origine elle en avait trois, mais Richard en avait pris deux pour améliorer la sienne. John avait compris bien vite que sa guitare sèche ne faisait pas l'affaire, aussi il s'était acheté une Broadway Solid d'occasion pour 5 livres sterling au magasin de musique du coin, qui s'avéra impossible à jouer, d'où l'emprunt de la guitare!
La première prestation du groupe en tant que The Opposition se déroula dans le garage de Nigel Bullen, début 1965. Le groupe jouait un mélange de pop, soul musique et de chansons Tamla Motown, des titres à la mode à cette époque. Ils écrivirent eux-mêmes un morceau appelé ' Heart Full Of Soul'.
Le 25 septembre 1965, " The Opposition" joua sa première prestation lors d'une fête dans la maison de Clive Castledine. Un mois après seulement, ils faisaient leurs vrais débuts dans le hall de Gartree School, où ils s'en sortirent exceptionnellement bien. Ces jeunes musiciens étaient tellement à la recherche de travail qu'ils passèrent une annonce dans le journal local, The Oadby and Wigston Advertiser, qui signalait qu'ils étaient disponibles pour 'des réservations, bals, fêtes, etc...' ce qui leur coûta la coquette somme de 32 shillings pour deux semaines.
En novembre 1965, The Opposition ayant joué quelques concerts, ils décidèrent d'essayer un nouveau chanteur pour ajouter des harmonies. Richard Frew devint le nouveau membre, ce qui signifiait qu'un nouveau microphone devait être ajouté à liste déjà longue de matériel à acheter. Cependant, une répétition, en décembre, fut le théâtre du premier des nombreux changements de composition du groupe, lorsqu'ils virèrent Richard sans autre forme de procès.
Le 4 décembre 1965, The Opposition joua son premier concert important en première partie du groupe local, The Rapid Raves, à The Co-operative Hall à Enderby, où ils furent payés 2 livres sterling.
The Opposition donna beaucoup de représentations à Leicester et dans ses alentours, à Enderby, Wigston, Evington, et Countesthorpe. Ils commençaient à avoir un public de plus en plus important, lorsqu'en avril 1966, ils engagèrent un nouveau membre, Pete 'Pedro' Bart, qui possédait un microphone Reslo. Ce même mois, Clive Castledine quitta le groupe laissant la place de bassiste vacante, place que John se dépêcha d'occuper, à l'occasion il acheta même sa première basse, une EKO, dans un magasin de musique pour 22 livres sterling, laissant Pedro prendre sa place à la guitare rythmique.
En mai 1966, ils devinrent "The New Opposition" en raison des remaniements internes du groupe. Le groupe jouait tous les week-ends et quelques soirs de semaines aussi dans des pubs, des clubs, des halls, lors de fêtes, de mariages, en première partie de groupes du coin ou en tête d'affiche. En août 1966, il eut une soirée mémorable, alors qu'ils jouaient à nouveau en première partie de The Rapids Rave, bien des gens dans le public trouvèrent que The New Opposition avait vraiment été bien meilleur que le groupe en vedette!
En septembre 1966, John entra à la Beauchamp Grammar School à Leicester. Il était toujours passionné par l'électronique et il démarra dans sa nouvelle école plein d'enthousiasme et de grandes idées pour l'avenir.
The New Opposition joua en octobre 1966 au Leicester Casino pour The Midland Beat Championships, l'autre groupe qui devait jouer, The Stray, n'arrivèrent pas, aussi, The New Opposition gagna sa participation aux demi-finales, et ils furent payés 5 livres sterling.
En janvier 1967, New Opposition pensait qu'il devait changer de nom. Plusieurs propositions furent faites, incluant The New Hood and Feelin'. Aucun de ceux-ci ne convenait, aussi, ils revinrent à leur appellation d'origine The Opposition. En février, une photo d'eux parut dans le journal "The Oadby and Wigston Advertiser" pour les féliciter ' the Oadby Beat Group' d'atteindre la finale du "Midland Beat Championships" qui devait se dérouler à the De Montfort Hall à Leicester, qui n'eut pas lieu, cependant, car personne n'avait pensé à louer la salle. Désormais, le groupe se composait de Nigel Bullen, Richard Young, Ronald Chester, David Williams et John Deacon.
Toute l'année 1967, the Opposition joua des concerts dans des clubs et des fêtes privées, dans des bases RAF et la base USAF à Molesworth. Leur spectacle sur scène comprenait désormais deux go-go danseuses, Jenny et Charmain, et le groupe soignait davantage son apparence, ils portaient tous des chemises de soie de différentes couleurs. Pour un groupe aussi jeune, ils gagnaient de bons salaires durant la tournée, de 10 à 15 livres sterling par soirée ou plus.
Au début 1968, The Opposition avait des réservations pour tous les week-ends à venir, et avait économisé assez d'argent pour penser à acquérir une camionnette, jusqu'à maintenant ils avaient dû compter sur les amis et les connaissances pour les emmener et les ramener des concerts. Durant l'entracte lors d'un concert au Roundhills Youth Centre, ils s'échappèrent pour acheter une camionnette Morris J2 1961 bleue d'occasion.
Ils changèrent à nouveau de nom en mars 1968, le groupe se mit d'accord à l'unanimité pour Art, suggéré par David Williams. Ils doivent avoir été un des premiers groupes locaux à utiliser leurs propres jeux de lumières pendant leurs concerts, assez puissants pour améliorer le spectacle. Les réservations de concerts venaient de plus en plus loin maintenant, St-Neots, Kettering, Melton, Nombray, mais les choses marchaient trop bien. En septembre 1968, Richard Young, un des plus anciens membres du groupe, les quitta. Il leur dit qu'il avait fondé lui-même un autre groupe.
John avait maintenant 17 ans, étudiant pour son A levels et faisant coïncider ses études avec les concerts. Il avait toujours pensé qu'il continuerait à Londres, et avait travaillé très dur à ses études entre les concerts. Son but était toujours de faire de l'électronique une carrière à plein-temps et, en juin 1969, il quitta Beauchamp Grammar School avec 8 O-Levels en English Language, English Literature, Maths, Physics, Chemistry, Biology, French, et Special Maths, plus 3 A-Levels en Maths, Further Maths, et Physics. Il fut admis au Chelsea College, Université de Londres, pour étudier l'électronique. Il devait débuter ses cours en octobre 1969, et, en août, il joua son dernier concert avec Art à The Great Glen Youth Club. Il détestait l'idée que quelqu'un allait le remplacer au sein du groupe, mais partir à Londres était plus important, et il les quitta en espérant que quelque chose de génial arrive dans The Big City. Art le remplaça rapidement par un bassiste appelé John Savage.
Pendant sa première année au college, John n'était pas sur la scène musicale, bien qu'il ait emmené sa vieille guitare sèche avec lui, au cas où. Le temps passait sans que rien ne se passe, et il resta entièrement dévoué à ses études, consacrant tout son temps à son travail.
Néanmoins, il se rendait aux concerts qui avaient lieu dans son College et dans les autres aussi, et vit beaucoup de groupes du coin et de groupes qui faisaient la tournée étudiante. Un soir d'octobre 1970, il assista à un gig au College Of Estate Management à Kensington donné par un groupe appelé Queen. Il se souvient: " Ils étaient tous vêtus de noir et les lumières étaient très faibles également, alors tout ce que j'ai pu voir, en réalité ce sont quatre vagues silhouettes. Ils ne m'avaient pas fait très forte impression à l'époque."
Alors qu'il débutait sa seconde année au Chelsea College, John réalisait que la musique lui manquait ainsi que de faire partie d'un groupe, il avait fait partie d'un groupe depuis si longtemps qu'il trouvait trop dur de tout laisser tomber complètement. Il persuada sa mère de lui ramener tout son matériel à Londres, malgré qu'il n'eut aucune idée de ce qu'il allait en faire. Il partageait un appartement dans Queensgate avec Peter Stoddart, un copain étudiant guitariste, et, quelques fois, ils jouaient ensemble, histoire d'improviser et de pratiquer.
Ils joignirent leurs forces avec deux autres collègues étudiants, Don Carter à la basse, et Albert, guitariste également, et, ils faisaient des boeufs ensemble, jouant des covers de titres connus, aucun d'eux ne s'étant jamais aventuré à la composition. Ils n'avaient pas de nom, puisqu'ils n'avaient jamais joué de concert et qu'ils n'avaient jamais pensé à le faire, mais ils furent contactés et on leur demanda de jouer un concert au College avec deux autres groupes le 21 novembre 1970.
Comme ils allaient être annoncés, ils avaient besoin d'un nom et choisirent Deacon pour ce gig seulement. Le groupe joua du blues et des airs de type R&B, mais, même si John jouait à nouveau, il n'était pas heureux. Le groupe n'était pas très bon. Ils regardait régulièrement, dans les revues musicales, dans la rubrique ' On recherche musiciens' mais il ne se rendit qu'à une seule audition. Il n'eut pas la place, alors il passa tout l'été à travailler comme garçon de café pour The British Tourist Authority à Londres pour gagner un peu d'argent.
Début 1971, il se rendit à un bal avec Peter Stoddart et une de ses amis, Christine Farnell, au Maria Assumpta Teacher Training College. Christine présenta John à trois de ses amis, Roger Taylor, Brian May et John Harris. Roger et Brian étaient tous membres de Queen, le groupe que John avait vu sur scène récemment, et ils recherchaient un bassiste. Ils lui demandèrent s'il était intéressé par une audition.
Il se rendit quelques jours plus tard dans un amphithéâtre à l'Imperial College où Queen avait fait des installations pour répéter. Le matériel jonchait le sol, ils avaient des amplis AC30, un kit de batterie, et Freddie, le chanteur, avait un microphone et un petit ampli. John arriva avec sa guitare basse et un minuscule ampli, ' il devint connu sous le nom de ' Deacy Amp') et commença à apprendre ' Son & Daughter' et deux ou trois autres titres que Queen jouait à cette époque. L'audition se termina avec eux tous jouant du blues lors d'un boeuf interminable. John les quitta ce soir-là avec la promesse qu'il serait contacté bientôt, et le reste du groupe commença à discuter sérieusement à son sujet. Roger dit:" Nous trouvions qu'il était très bien. Nous étions tellement habitués les uns aux autres, et étions donc si excessifs, nous pensions que comme il était si tranquille, il s'intégrerait à nous sans trop de remue-ménage. C'était aussi un grand bassiste, et le fait qu'il soit un magicien en électronique fut le facteur déterminant et définitif!"
Quelques jours plus tard, ils lui téléphonèrent, et, ils lui demandèrent de se joindre à eux. Fin février 1971, John Deacon devint le quatrième et le dernier membre du groupe basé à Kensington appelé Queen.
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Publié le 15/04/2006 à 12:00 par lombredesouffrance
...alors aussi un membre du groupe qui a sa place...!!
Biographie officielle :
Roger Meddows Taylor est né le mardi 26 juillet 1949 à la maternité de King's Lynn, à Norfolk, Angleterre, de Winifred et Michael Taylor. Son père, Michael, était inspecteur au Conseil d'Administration d'un Service de Marketing. "Meddows" était un nom de famille qui avait traversé plusieurs générations de Taylor, aussi, il était normal que Roger le porte entre son prénom et son nom. Roger n'avait pas d'origine musicale particulière, il y avait bien sa mère qui, adolescente, avait appris à jouer de l'accordéon, un instrument qu'elle avait dû abandonner car n'étant pas considéré comme très féminin.
Roger avait fréquenté l'école primaire Gaywood à King's Lynn pendant 3 ans, lorsqu'en 1953, à la naissance de sa soeur Clare, sa famille décida de déménager pour Truro dans les Cornouailles, où Roger fut inscrit à la Bosvigo School .
En 1957, âgé de 8 ans, Roger regardait son cousin jouer sur sa guitare de petites mélodieset il décida alors que lui aussi voulait une guitare. Au début, un ukulélé fit l'affaire, il se servit de celui-ci pour apprendre seul les accords de base. C'était bien suffisant pour le persuader, même à ce jeune âge, de former son premier groupe, il pourrait y avoir de l'argent à gagner là! Il réquisitionna le garage pour jouer mais tout d'abord, il mendia autant de cartons d'oeufs qu'il le pouvait et les colla sur les murs et le plafond, une manière peu coûteuse d'insonoriser!
Le groupe s'appelait '"The Bubblingover Boys" et jouait de la musique skiffle, Roger jouait ou tentait de jouer du ukulélé, un autre jouait de la basse et deux autres garnements grattaient des guitares. Roger se souvient: "Aucun de nous ne savait réellement jouer. Alors, nous nous tenions là, grattant nos guitares et faisions semblant de jouer en faisant beaucoup de 'canards'. C'était épouvantable. Mais, nous invitions tout de même nos voisins et nos amis...!"
Ils ne jouèrent qu'une autre fois en public, à la Bosvigo School, pendant le bal de l'école. Ce fut une aventure de courte durée, pour une bonne raison, c'est qu'aucun d'eux n'était très doué pour çà, et pour une autre raison, c'est qu'en mai 1960, Roger entra à la Cathedral School de Truro et laissa derrière lui ses copains membres du groupe. Il bénéficia d'une bourse scolaire pour la chorale de l'école, ce qui impliquait de se joindre à la chorale de la cathédrale. Il était membre de cette élite de ses collègues malgré lui, puisque cela impliquait de chanter trois fois chaque dimanche et aussi aux services spéciaux tels que les mariages et la messe de minuit à Noël. Bien que cette expérience lui fut bénéfique, Roger ne se considéra jamais comme un choriste-modèle.
Désormais, il avait économisé assez d'argent pour s'acheter lui-même une guitare acoustique bon marché, et commença à apprendre à en jouer. Il enregistrait des chansons populaires à la radio et apprenait tout seul les accords de base. Il s'était même arrangé pour ' acquérir' un exemplaire du disque de Bill Haley and The Comets, 'Rock Around The Clock', un 'emprunt permanent' à un copain, mais il écoutait tout, essayant de tout apprendre.
L'intérêt de Roger pour la musique était très fort et il pensait que son devenir dans l'avenir devait être de quelque manière en relation avec elle. Sa mère se souvient: "Roger était tellement ambitieux, sa confiance en lui était si grande. Il savait simplement qu'un jour il se ferait un nom et qu'il vivrait à Londres. Je le savais aussi, tout au fond de moi."
En Septembre 1960, Roger fut admis à la Truro School. Cette école publique, à l'époque, était la meilleure de l'académie de la région, et Roger fut le seul élève de la Truro Cathedral School à obtenir une inscription gratuite dans cette école. C'était un pensionnat, mais comme Roger habitait tout près, il demeura externe.
Roger n'éprouvait plus autant de plaisir de jouer à la guitare, et il était de plus en plus attiré par les percussions. Il commença par retourner les casseroles de sa mère et à taper dessus avec des aiguilles à tricoter, se servant des couvercles en guise de cymbales. Un jour, alors qu'il jouait avec des copains sur un terrain vague,il trouva vraiment un tambour, et de plus,on lui donna une cymbale Hi-Hat. A Noël 1961, son père lui offrit une grosse caisse et un tam-tam, il avait fait l'acquisition des deux pour seulement 12 livres sterling et, ensuite, les avait bien astiqués et polis. Bien que ce fut un kit dépareillé, Roger en était extrêmement fier. Peu après Noël, Roger s'acheta une cymbale Zildjian pour 8 shillings, sa première vraie cymbale, tout aussi bien qu'un autre tam-tam.
Roger était un élève intelligent et brillant. Il aimait particulièrement l'anglais et la biologie, et même si la musique était sa vraie passion, il envisageait néanmoins une autre carrière en alternative, au cas où sa confiance dans ses propres capacités se révèlerait infondée. Etudier n'était pas, cependant, son point fort. Il commente: "J'étais un élève paresseux, je détestais étudier, et on ne m'a pas fait de cadeaux." Néanmoins, il était le seul élève de l'école à porter les cheveux longs jusqu'au-dessus des épaules. Les pensionnaires devaient obéir à un réglement strict, mais en tant qu'externe, Roger passait outre.
Durant l'année 1963, ses amis et lui formèrent un groupe. Ils s'appelèrent " The Cousin Jacks", Roger était au début à la guitare rythmique, mais n'y prenait pas plaisir, aussi , il s'accapara la batterie où il se sentait plus àl'aise. Ils jouèrent une ou deux fois pour The Liberal Party régional, et pour un ou deux autres évènements, une fois changeant même leur nom pour The Falcons durant une courte période.Au bout d'un an, leur aventure prit fin, mais, quelques années plus tard, The Cousin Jacks se reformèrent avec un autre batteur, et pour un temps, jouèrent à nouveau localement des concerts.
A cette époque, la vie était facile à Truro, le travail scolaire n'était pas un problème pour Roger, bien que sa mère et lui furent en parfait désaccord sur ce point, Roger insistait et disait qu'il travaillait bien mieux avec la musique à fond tandis que sa mère pensait bien qu'il travaillerait mieux dans le silence. Il admet aisément qu'il ne réussit à passer ses examens qu'à force de révisons intensives la semaine avant le début des épreuves. Etre blond, mince et beau offrait bien des avantages auprès des jeunes filles du coin, à plus d'une occasion, il se retrouvait à s'amuser avec une fille dans le salon tandis qu'une autre patientait dans le garage.
Roger était persuadé que Londres était le seul endroit où vivre s'il voulait faire carrière dans la musique, mais il réalisa également que sans aide, se rendre à Londres n'allait pas être facile. Il décida de s'inscrire à Londres pour faire ses études supérieures, mais n'arrivait pas à choisir dans quel matière. La biologie l'intéressait encore, alors il pensa qu'il devrait donc suivre des études ayant un lien avec la biologie, mais quoi exactement, çà c'était une autre affaire, et puis au stade où il en était, cela ne l'obsédait pas.
C'est à cette époque que les parents de Roger divorcèrent, ce fut alors une période difficile de problèmes personnels pour Roger et sa petite soeur Clare. Sa mère continuait à lui apporter son soutien, même s'il ne lui demandait pas toujours son avis, tout ce qu'elle désirait c'est que son fils soit heureux et trouve vraiment une profession. Sa musique c'était bien tant que c'était un hobby, pensait-elle, mais une ' vraie' carrière était infiniment plus importante.
En 1965, Roger se joignit à un groupe régional appelé " Johnny Quale and The Reaction". Le 15 mars 1965, après avoir répété ensemble durant 2 semaines, ils se jugèrent fin prêts à participer au " Rock And Rythm Championship", un évènement annuel organisé par The Round Table au Truro City Hall où tous les groupes de la région des Cornouailles et du Devon allaient participer. 'Johnny Quale & The Reaction' finirent 4e, et cela leur servit de tremplin pour démarrer dans le circuit musical des Cornouailles qui était vraiment important à cette époque, attirant bien des groupes importants basés à Londres.
Le groupe, désormais, commençait à être bien établi en jouant dans des endroits tels que The Blue Lagon à Newquay, The St-Just Village Hall, The Gardens Of Penzance, The Princess Pavilion à Falmouth et bien d'autres salles de villes et de villages. Johnny, le chanteur du groupe, les quitta en septembre 1965. Son départ survint juste au moment où ils allaient être réservés pour jouer un gig, aussi Roger, le seul capable de chanter, prit la relève au chant. Ce n'était pas chose facile de chanter et de jouer de la batterie en même temps, et il dut apprendre par coeur toutes les paroles de toutes les chansons durant la nuit. Ils enlevèrent la première partie du nom du groupe et ils devinrent connus simplement comme " The Reaction". Leur popularité continuait à croître, et, comme il était leur chanteur, Roger insista pour que son kit de batterie soit à l'avant de la scène plutôt qu'à l'arrière.
Le 7 mars 1966, 'Reaction' participa à nouveau au "Rock And Rythm Championship" avec, cette fois-ci, Roger au chant. Le travail acharné et les concerts sans fin toute l'année précédente portèrent leurs fruits et ils gagnèrent! En récompense, ils reçurent un trophée gravé à leur nom et on leur demanda de revenir l'année suivante en tant qu'invités spéciaux. 1966 fut une autre année de concerts, "The Reaction" jouait trois ou quatre fois par semaine dans les Cornouailles, et avaient réuni déjà bon nombre de supporters qui les suivaient, même si, se souvient Roger, ils changaient souvent la composition du groupe. Le lead guitariste était la plupart du temps Michael Dudley, avec Richard Penrose à la basse, et un certain saxophoniste appelé 'Acker' qui remplaça un autre qui s'appelait John Snell. Mike Grose, un bassiste, apparaissait de temps en temps avec eux. A l'origine, ils étaient un groupe de soul music jouant beaucoup de titres de James Brown et de Otis Redding, mais en 1967, ils devinrent accros de Jimi Hendrix, et le groupe devint psychédélique.
Roger, sur un coup de tête, décida de démonter le piano familial et d'emporter le châssis aux concerts. Lui et les autres membres du groupe s'arrangeaient de temps à autres pour le charger à l'arrière du van Transit, et lorsqu'ils arrivaient au concert, Roger collait le microphone sur celui-ci, le frappait à coup de masse et lui balançait de la peinture dessus - cela s'appelait leur 'freak out' section! Il adorait le son de celle-ci, mais le reste du groupe en eut vite assez de le charger et de le décharger du van, et donc, ils l'abandonnèrent.
Reaction avait désormais obtenu des soirées régulières au Truro Club PJ's, dont Mike Grose était co-propriétaire, et au Blue Lagon à Newquay, un endroit qui attirait pas mal de groupes de Londres bien établis. Ils étaient fans de groupes connus tels que Tyrannausorus Rex, Slade ( connu à l'époque sous le nom de Inbetweens) et Ritchie Blackmore dans sa période pré-Deep Purple.
"Reaction" jouait des covers de chansons de Dylan, et de Cream, plus une étrange section musicale qui était un peu avant-gardiste à cette époque dans les Cornouailles. Le groupe connu dans le coin était alors Geno Washington, et, leur public voulait les écouter depuis un bon moment, et alors commencèrent ç chanter: 'Geno! Geno!'. Ils devaient interpréter au moins un de ses titres, qui étaient déjà eux-mêmes des reprises de Sam Cooke, Sam & Dave ou de James Brown.
Même s'il était bien occupé avec 'Reaction', les études de Roger n'en souffrirent pas, et il quitta The Truro School en 1967 avec 7 O-Levels, Anglais, Littérature anglaise, Biologie, Physique, Chimie, Français et Maths. Il obtint aussi 3 A-Levels en Biologie, Physique et Chimie. A ce moment-là, il avait reçu l'avis de ses professeurs, et décidé d'opter pour une carrière de dentiste et fut accepté à the London Hospital Medical School.
Roger commença ses cours en octobre 1967. Il emménagea dans un meublé de Shepherd's Bush avec un ami nommé Les Brown qui étudiait à the Imperial College. Roger savait très bien, au fond de lui, qu'il ne voulait pas être dentiste pour le reste de ses jours, la musique était bien trop importante pour lui. Mais, comme moyen d'arriver à ses fins, ce cours lui permit quand même de vivre à Londres à la charge de quelqu'un d'autre.
Durant les vacances 1968, Roger retourna à Truro, lui et Rik Evans, un ami qui possédait sa propre Compagnie de chapiteaux, discutèrent des moyens de se faire un peu d'argent. Ils s'arrêtèrent sur l'idée d'ériger un chapiteau sur la plage de Perranporth et "The Reaction" pourrait se produire dedans. Roger devrait traverser toute la contrée environnante avec son mini-van, en collant des posters pour ces soirées et ils fixaient un prix d'entrée. Ils appelèrent çà " The Summer Coast Sound Experience", ils utilisaient des jeux de lumières psychedelic fait-maison, et deux à trois cents personnes assistaient à leurs concerts chaque fois, payant 5 shilling chacun. Rien d'étonnant si les autorités locales les obligèrent rapidement à arrêter. Mais Reaction joua dans le chapiteau encore quelques fois, tout d'abord, notamment le 7 juillet 1968 lors d'un bal pour célébrer les finales des Ladies Surf Championships. Le groupe, finalement, se dispersa après le nouveau départ de Roger pour Londres cet l'automne-là: il avait été leur force motrice, et, sans lui, ils s'éparpillèrent.
Roger regagna l'Université avec une idée bien en tête, celle de rejoindre un groupe. Son goût pour la célébrité et la fortune était aigü, et il lisait la presse musicale régulièrement, cherchant une opportunité. En ce début d'autommne, Les Brown, remarqua une carte épinglée sur le tableau d'affichage de l'Imperial College, et, qui demandait un batteur genre "Ginger Baker/ Mitch Mitchell" pour monter un nouveau groupe. Il apporta la nouvelle à Roger qui envoya un courrier à l'adresse inscrite sur la carte. Brian May envoya une longue lettre très détaillée, décrivant exactement quel genre de batteur il recherchait. Ils s'arrangèrent pour se rencontrer, Roger invita Brian et Tim à son meublé au Shepherd's Bush, où il possédait un assortiment de bongos ( son kit de batterie était toujours à Truro!).
Brian et Tim arrivèrent avec des guitares acoustiques, les trois jouèrent ensemble quelques mélodies et airs divers. Brian et Tim furent stupéfaits par l'habileté de Roger. " Je me rappelle delapremière fois où j'ai vu Roger jouer à la batterie. Son extravagance m'a tout simplement cloué,' dit Tim. Brian était convaincu que c'était le gars qu'il fallait lorsqu'il vit Roger taper sur sa batterie, quelque chose paraissait incroyablement professionnel, pensait-il! Roger fut tout autant impressionné par le jeu de guitare de Brian et Tim, même si ce n'était que sur des guitares acoustiques.
Les trois se retrouvèrent à nouveau au Jazz Club de l'Imperial College, jouant cette fois-ci pour de bon! Cà marcha de suite entre eux et ils devinrent aussi grands amis! Ils avaient tous de grandes idées en matière de musique, et, même si leur connaissance du show-business était sommaire, ils pensaient qu'ensemble, ils auraient assez d'esprit et d'intelligence pour se frayer un chemin dans ce métier!
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Publié le 15/04/2006 à 12:00 par lombredesouffrance
...vraiment un très bon guitariste...son album " back to the light" ..je l'ai acheté...et plutôt bien aimé...même si on a la nostagie de Quee...mais bon !!!
Biographie officielle :
Brian Harold May est né le samedi 19 juillet 1947, à la Gloucester Nursing Home, Hampton, Middlesex, Angleterre, de Harold et Ruth May. Harold May était ingénieur en électronique, et, travaillait comme dessinateur en chef pour le Ministère de l'Aviation. C'était un homme pratique qui prenait plaisir à fabriquer toutes sortes de choses, telles des pièces de jouets et de modèles réduits, et il était également bon musicien, d'un bon niveau au piano et au ukulele. Brian était fils unique.
A cinq ans, Brian quitta la Cardinal Road Infant's School pour l'Hansworth Road Primary School à Feltham, Middlesex. Il aimait la musique, et souvent chantait et dansait au son de la radio, aussi, ses parents lui firent prendre des cours de piano. Le jeune Brian détestait ces cours de piano, car il devait les suivre le samedi, quand il aurait mieux aimé jouer dehors.
Brian avait hérité de la dextérité de son père et il était toujours à l'affût d'un jouet ou d'une maquette à monter ou à démonter. Il était aussi un collectionneur sans limite. Ruth May se rappelle: "il collectionnait tout! Il avait des collections de bandes dessinées Eagle, d'étiquettes de fromages, de puzzles, de boîtes d'allumettes, entre autres choses!".
Lorsque Brian fut âgé de six ans, Harold décida que son fils était assez grand pour apprendre à jouer du ukulélé.Brian montra une aptitude étonnante, et désira vite une guitare. Aussi, pour son septième anniversaire, ses parents lui offrir une petite guitare acoustique. Se servant des accords appris sur le ukulélé, il commença à apprendre à jouer seul, mais trouvait cette guitare trop grande pour lui pour la tenir aisément, et aussi que les cordes étaient trop hautes au-dessus du manche. Il voulait également un son 'électrique' et réfléchissait à modifier cet instrument. Tout comme son père, Brian était doué de ses mains, avec l'aide de Harold, il lui fit quelques modifications - abaissement du chevalet, ajout de pickups-maison consistant en fil de cuivre enroulé autour de boutons aimantés fixés sur la guitare- obtenant ainsi une guitare acoustique 'au timbre électrique 'qu'il brancha dans l'ampli du récepteur-radio de la famille que Harold avait conçu.
A l'âge de huit ans, il commença à jouer d'autres instruments tels la flûte et la flûte indienne. Il montrait déjà un intérêt précoce pour l'astronomie et la photographie. Son père, excellent photographe lui inculqua les notions de base du développement et du tirage des photos, et, de même, lui procura son premier appareil-photo. Ensemble, ils fabriquèrent un petit télescope dont Brian se servait durant ses congés. Il passa beaucoup de soirées à Sidmouth à observer les étoiles, le ciel dégagé et l'absence de lampadaires les rendaient plus faciles à observer là que sur les abords de Londres.
Comme bien des enfants, Brian avait une imagination très vive. Aussi, il se souvient qu'il était effrayé par un fauteuil de bois placé dans sa chambre, il racontait à sa mère qu'il avait un visage et des membres et qu'il le regardait. Rien d'étonnant à cela si l'on sait qu'il avait grandi en lisant un de ses livres préférés où apparaissaient des arbres qui parlaient et marchaient, des magiciens, de fantômes et de petits hommes aux pieds poilus: 'The Lord Of The Rings' de Tolkein. ' Mais ce n'était pas absolument mon préféré, dit Brian. Le meilleur était ' Out Of The Silent Planet' de C.S. Lewis'.
Durant son temps libre, Brian écoutait sans arrêt des disques: Lonnie Donegan, Johnny Duncan, Tommy Steele, The Everly Brothers et Buddy Holly. Il se souvient: 'La première fois que j'ai entendu The Crickets, je fus emballé! Leurs harmonies, l'absolu de l'atmosphère qu'ils avaient créé. Je désirait plus que tout faire de la musique comme celle-ci'. Il avait aussi un penchant pour Connie Francis et Brenda Lee, dont les disques abondaient dans sa discothèque.
Brian rangeait ses disques dans des boîtes spéciales, classées et numérotées. (Comme il était fils unique, il n'avait pas de problèmes de frères et soeurs qui auraient pu s'amuser avec sa précieuse collection! Une collection qu'il conserve toujours, à l'heure actuelle, précieusement, dans l'état de jadis). Il écoutait souvent ses disques en les accompagnant à la guitare, commençant même à improviser des solos. Comme la musique des années 50 était très orientée 'guitare', Brian y puisa une inspiration importante. 'J'écoutais attentivement toutes les chansons et je voulais tout savoir, comment les harmonies fonctionnaient, pourquoi elles fonctionnaient, qu'est-ce qui faisait qu'une harmonie vous touchait plus qu'une autre?'. Il disséquait chaque chanson à la manière d'un puzzle. Elles prenaient différentes formes et le challenge consistait à ré-isoler les morceaux et à recomposer la chanson d'origine. Brian avait plusieurs jeux de ce genre et trouvait le temps de les remettre en ordre une fois qu'elles étaient mélangées.
Bien qu'il détestait ses leçons de piano, il continua à les suivre, et à l'âge de neuf ans, il avait déjà obtenu le Grade IV, passant les deux examens, théorie et pratique. Alors, il laissa tomber. Ses parents possédaient un piano droit à domicile, et maintenant qu'on ne le lui ordonnait plus, il trouvait plaisir à en jouer. Il composa même quelques petites mélodies et quelques petits airs, occasionnellement accompagné par son père au ukulélé. Une fois, alors qu'on lui avait demandé de jouer un petit air lors d'une fête scolaire, il joua un de ses préférés: 'Happy Birthday To You' qu'il interpréta timidement: 'Je me demandais si le professeur de musique me remarquerait, dit-il.' Il ne le remarqua pas. Durant les fêtes familiales, on lui demandait toujours de jouer quelque chose au piano ou à la guitare, étant de nature timide, c'était quelque chose qu'il essayait toujours, en vain, d'éviter.
En 1958, à onze ans, Brian passa l'examen scolaire pour rentrer à l'Hampton Grammar School à Hampton, Middlesex, suivant ainsi les traditions familiales - son père avait été élève dans cette école, le fils de Brian, Jimmy, le sera plus tard. Le vif intérêt de Brian dans la musique persistait, même s'il ne la pratiquait plus de manière académique. Il suivait des études en vue d'une carrière dans l'astronomie, et, pour cela, ne négligeait aucune matière qui put lui servir.
Il jouait de la guitare aussi souvent qu'il le pouvait, durant son temps libre, et se retrouvait souvent assis au milieu d'un cercle d'amis d'école admirateurs interprétant des chansons telles que: "Never Felt More Like Singing The Blues" de Guy Mitchell. Quelques autres guitaristes étaient à Hampton, et, ils se retrouvaient tous à l'heure des repas pour échanger des idées et jouer ensemble. Son collègue de classe, Dave Dilloway, voulait apprendre à jouer de la guitare et demanda à Brian de lui enseigner, ce que Brian accepta avec plaisir.
"Ces leçons avaient lieu au fond de notre classe d'allemand" se souvient Dave. "J'avais l'habitude de plier une feuille de papier dans ma main pour simuler un manche de guitare. Nul besoin de vous dire que Brian réussit son examen O-Level d'allemand, et moi pas!"
Brian trouva vite que sa guitare était indadaptée au style de musique qu'il écoutait et essayait d'apprendre. L'argent était une denrée rare à l'époque, et sa famille n'avait pas les moyens de lui offrir une Gibson ou une Stratocaster comme en avaient quelques-uns de ses amis ou bien encore la superbe Colorama que son ami John Garham possédait... Mais, il ne manquait pas de ressources, ni d'imagination, et, lui et son père trouvèrent La Solution! Ils allaient construire une guitare suivant les désirs de Brian!! Ayant joué sur toutes les guitares de ses amis, Brian avait une idée très précise de la guitare qu'il voulait et du son qu'il voulait lui voir produire. Une chambre de la maison familiale de Feltham fut réquisitionnée et transformée en atelier, et, en août 1963, le travail commença.
Le premier problème fut de trouver le bois pour le manche, ceci fut vite solutionné par un vieil ami de la famille qui voulait se débarrasser d'une ancienne et solide poutre de cheminée d'acajou, et Brian commença le dur travail de sculpter à la main cette poutre et de lui donner la forme désirée; le bois était vieux et parsemé de noeuds! Le corps fut sculpté dans une grosse pièce de chêne aussi dure que l'acier, c'était un morceau de bois de bonne taille, plus divers morceaux que son père et lui avaient réussi à dénicher. Arrivé à un stade avancé du travail, tout à coup, alors qu'il travaillait sur le corps, les ciseaux glissèrent emportant avec eux un fragment énorme, Brian se sentit si exaspéré qu'il jeta la pièce entière par la fenêtre et il recommença à nouveau. Les outils qu'ils utilisaient étaient également fait-maison, avec en complément des canifs et une meule. Lorsque le manche fut sculpté à la forme que Brian désirait, il fut fixé au corps, chevillé et vissé en place, une grosse baguette rigide tenant leu d'armature fut incorporée pour garder le manche droit.
Brian repéra alors dans la boîte à boutons de sa mère des boutons de perle anciens qu'il utilisa en guise de touchettes-marqueurs, mais, dut acheter des barrettes métalliques ne trouvant pas de matériau de substitution convenable, il utilisa une scie à métaux faite spécialement pour rétrécir celles-ci au petit calibre qu'il désirait. Une fois que le corps fut achevé, se posa alors le problème des micros et du bras vibrato, deux parties essentielles sur l'instrument. Brian se chargea des micros lui-même, tout comme il l'avait fait pour sa première guitare, avec du fil métallique et des aimants, mais le résultat étant très insuffisant, Brian dut se résoudre à acheter des micros Burns à 3 guinées chacun. Il les adapta en les remplissant de résine époxy pour les arrêter d'être microphoniques. Le bras vibrato fut réalisé à partir d'un morceau d'acier très tendre, courbé manuellement sur la lame d'un couteau à gaine, trempé, effilé, et la traction des cordes s'équilibra contre deux ressorts de soupapes de mobylette.
Avant qu'elle ne soit complétement et véritablement terminée, Brian manifesta le désir à son père d'emmener l'instrument en classe. Son voeu fut exaucé et ilput se rendre en classe avec elle le lendemain. Il se souvient qu'il était assez anxieux car elle ne paraissait pas aussi bien que les modèles du commerce. Mais, il était plus que décidé à terminer son travail, et, lorsqu'elle achevée, polie et vernie, elle avait grande allure professionnelle, et Brian avait bien raison d'être fier d'elle. Lorsqu'il la ramena en classe, ses amis furent très impressionnés, un d'eux lui proposa même d'échanger sa propre guitare, pourtant achetée en magasin, contre sa guitare. Brian refusa son offre, son instrument unique lui avait coûté 18 mois de dur labeur et 8 livres Sterling pour la fabriquer ( plus 9,9 livres sterling pour les pick-ups), il ne voulait l'échanger contre rien au monde! La guitare devint célèbre sous le nom de Red Special, ou moins respectueusement The Fireplace, et 15 ans plus tard le garde du corps de Brian, Tunbridge, l'appela tout simplement The Chap!
Lorsque Brian commença à mettre à l'épreuve le jeu complexe nécessaire à sa guitare ' inhabituelle', il en attendait une certaine sonorité. Il essaya sans fin, des spectrums durs, doux, ronds, ovales, mais aucun ne rendait le son qu'il espérait. ALors, il essaya les pièces de monnaie. Après en avoir essayé beaucoup, il trouva que la meilleure était une pièce de 6 pences tout ce qu'il y d'ordinaire, elle était suffisamment petite pour la tenir aisément, et il pouvait l'utiliser de différentes manières. S'il en jouait droit contre les cordes il obtenait un son dur mais pur, s'il frappait les cordes avec le bord dentelé, il obtenait un son rauque et grinçant. Dès lors, Brian se concentra à améliorer sa technique pour jouer.
Le travail de classe et les études étaient agréables à Brian, et, il travaillait dur.Il était d'une personnalité populaire et respectée aussi bien par les élèves que par les professeurs. Il n'aimait pas le sport sauf la natation. Il participa même à une épreuve scolaire, bien qu'il ne gagna pas. Il était membre actif de la Société de Conférences de Hampton, et ce fut un moyen pour lui de vaincre sa timidité en public, un véritable challenge pour lui, mais, très vite, il réalisa que parler avec aise en public serait un atout majeur pour lui dans l'avenir.
Mais, il gardait toujours beaucoup de temps pour la musique. Dave Dilloway dit: " Nous avions l'habitude d'installer deux magnétophones à cassettes, je jouais la lead guitare, pas très bien je dois l'avouer, dans un d'eux, et Brian jouait les accords. Alors, nous repassions ces morceaux et par-dessus, Brian jouait avec ma guitare basse faite-maison, à bon marché et de basse qualité, et moi je frappais sur tout ce qui était à ma portée du style boîtes à chapeaux et autres, en guise de batterie. Parfois même, Brian ajoutait quelques morceaux chantés."
Tout cela était rudimentaire et amateur, mais ils y prenaient plaisir. Puisque Brian apprenait à Dave des accords de plus en plus sophistiqués, ils purent expérimenter davantage leur jeu avec Brian jouant la lead guitare rapide, démontrant tout son savoir-faire. Il y avait un type très talentueux à Hampton appelé Pete ' Woolly' Hammerton. Brian dit: " Woolly avait une technique formidable, même à ce stade précoce, et la compétition farouche entre nous nous fit énormément progresser. Il joua plus tard avec le groupe scolaire local, The Others.
Brian et Dave Dilloway furent vite rejoints par un grand cercle d'amis, parmi eux, un camarade de classe nommé Bill Richards, auteur prolifique de chansons qui avait signé un petit contrat d'édition musicale. Il demanda à Dave et Brian de jouer pour lui quelques morceaux d'accompagnement pour la cassette -démo qu'il préparait appelée " The Left Handed Marriage ". Et tous trois passèrent quelques temps aux studios Abbey Road à St-John Woods au Nord de Londres.
Durant l'été 1964, âgé de 17 ans, Brian gagna quelque argent bien nécessaire en faisant quelques petits boulots - un de ces petits jobs consistait à découper à l'emporte-pièce des balais d'essuie-glace, ( c'était une vraie paralysie de l'esprit, dit-il!) et un autre consistait à inscrire les prix dans une usine d'extincteurs à incendie.
Brian et Dave Dilloway assistaient régulièrement aux concerts de "The Others" autour de Hampton, ce qui leur donna vite l'idée de fonder leur propre groupe. Il débuta avec Brian à la lead guitare, Dave à la basse,un ami appelé Malcolm à la guitare et un ami de classe, John Sanger, au piano.Aucun d'eux ne connaissait de batteur. Ils jouèrent ensemble une fois ou deux, mais, Malcolm se révélant d'un caractère irascible, il fut remplacé par un autre collègue de classe, John Garnham.
John fut admis dans le groupe, en partie parce qu'il possédait sa propre guitare, son ampli, ses microphones et leurs pieds, mais, il était également le seul à avoir eu quelques expériences sur scène auparavant. Une annonce fut posée sur la vitrine du magasin de disques du coin, Albert's à Twickenham, pour rechercher un batteur. Le premier( et le seul) à répondre à cette annonce était Richard Thompson, alors ils l'acceptèrent. Un soir, le groupe était dans un bal local au Murray Park à Whitton, regardant un groupe appelé Chris and The Whirwinds. Au fond de la salle se tenait un gars de Hampton chantant en s'accompagnant à l'harmonica. Ils se présentèrent à lui et lui demandèrent de se joindre au groupe, Tim Staffell devint le chanteur et le joueur d'harmonica du groupe.
Brian et Tim se rendirent compte qu'ils aimaient tous deux le héros des Comics Eagle, Dan Dare, ou plus spécialement le dessinateur Frank Hampson.
Le groupe se demandait comment appeler cette nouvelle aventure, et faillirent presque adopter ' Bod Chappy and The Beetles' s'inspirant des mots d'un professeur à Hampton faisant référence à certaines gens par bods, s'adressant à ses élèves par chappy, et décrivant un certain style de marche par beetling. ' Nous avons aussi pensé à The Mind Boggles, dit Brian, mais finalement nous nous sommes arrêtés sur 1984'. Ils avaient tous lu le livre et étaient passionnés de science-fiction et ce nom avait, à cette époque, des consonnances futuristes.
Le groupe commença à répéter régulièrement à Chase Bridge Primary School Hall, juste à côté de Twickenham Rugby Ground. C'était suffisamment proche de chez Dave Dilloway pour qu'il s'y rende à vélo. Il avait une petite remorque qu'il attachait à l'arrière de son vélo chargée de sa guitare basse et d'un gros ampli. John Garham, qui était un peu plus vieux, avait une petite voiture, et venait aux répétitions avec les pieds de micros dépassant du toit ouvrant de celle-ci. Ils utilisaient le hall avec l'aimable permission du conseil régional. Dans un moment d'inspiration, le conseil avait décidé que les jeunes du coin avaient besoin de soutien dans leurs efforts pour la musique ( cela servait à empêcher 'les loubards', comme ils aimaient les appeler, de traîner les rues.) et ils fournirent des halls et des salles gratuitement pour les répétitions.
Une fois, on informa le groupe que le club de rugby voisin allait être l'hôte d'une grande délégation de Témoins de Jéhovah, et par conséquent, on leur demanda de ne pas faire de bruit. Le pouvaient-ils? Ils ouvrirent toutes les fenêtres du hall de l'école, montèrent le volume à fond de tous les instruments et des amplis, et attendirent que les Témoins de Jehovah viennent tranquillement signaler qu'ils priaient. Alors seulement, ils baissèrent leur volume...
Durant ces répétitions, ils apprirent à se connaître mieux en tant que musiciens et les liens du groupe furent plus forts, et le 28 octobre 1964, ils donnèrent leur premier concert en public à la St-Mary Church Hall à Twickenham. " Nous portions tous des vêtements d'inspiration militaire, nous voulions avoir un air de régiment, pour quelques raisons, dit Tim Staffell, c'était également un gig tellement petit,mais nous avions confiance. Nous nous en sommes sortis assez bien."
Leur deuxième représentation eut lieu quelques semaines plus tard au Richmond Girls School. John Garnham, Brian et Tim Staffell avaient des petites amies là-bas, et c'est comme cela qu'ils avaient pu jouer là. Ce deuxième concert fut le dernier pour John Sanger puisqu'il devait partir pour Leeds University.
A Hampton, Brian était un membre actif de la société amateur d'art dramatique, prenant part à plusieurs de leurs productions. Comme c'était une école de garçons, les élèves devaient jouer aussi bien les rôles masculins que féminins, et le premier rôle féminin de Brian fut celui de Lady Languish dans The Rivals de Sheridan. Il devait avoir été convaincant dans un rôle féminin car on lui demanda aussitôt de jouer le rôle de Lady Mary Lazenby dans The Admirable Crichton. En outre, l'école possédait une chorale, et Brian devint un de ses membres également.
Scholarship Awards
Deux élèves de l'Hampton Grammar School ont été récompensés en obtenant des bourses d'études.
Keith Taylor, âgé de 17 ans, demeurant 31 New Road à Belfont, a obtenu une bourse en mathématiques de 100 livres sterling par an à la London School Of Economics.
Brian May, âgé également de 17 ans, demeurant 6 Walsham Road, Feltham, a obtenu, quant à lui, une bourse en physique de 75 livres par an à l'Imperial College Of Science and Technology.
En plus de son excellent niveau en sciences, Brian a aussi très bien travaillé à la Société Théâtrale de Hampton, prenant une part essentielle dans les productions scolaires. Il est à présent secrétaire de The School's Debating Society.
En 1965, Brian quitta Hampton, âgé de 18 ans, avec pas moins de 10 0-Levels (Anglais- Littérature-Langue Anglaise- Français- Allemand- Latin- Maths- Maths Approfondies- Physique- Chimie- Usage de l'anglais) et 4 A-Levels (Maths Pures- Maths Appliquées- Maths Additionnelles- Physique). Il s'inscrivit à l'Imperial College à Londres pour étudier l'astronomie.
Brian entra à l'Imperial College à l'automne 1965 pour étudier la physique et l'astronomie infra-rouge dans le but de devenir astronome. Ses études étaient basées sur l'interférométrie, ce qui impliquait l'observation de la poussière dans le système solaire. La seule façon d'apprendre quelque chose sur cette poussière était d'observer la lumière reflétée par celle-ci. Cela voulait dire qu'en utilisant un spectromètre il était possible de voir à quelle vitesse la poussière se déplaçait et de quoi elle était composée.
R & B WITH THE
' 1984'
at ALL SAINTS CHURCH HALL
CAMPBELL ROAD
( of STAINES ROAD )
ON
SATURDAY 9th JULY 1966
from 8pm - 11pm
TICKETS 5/-
REFRESHMENTS AVAILABLE
Bien qu'il soit à Londres et Dave Dilloway à Southampton University, 1984 continua à donner de petits concerts tel que celui du Putney Boat Club, du Feltham R&B Club et le Moseley Boat Club. Ils répétaient autant que possible, lorsque le travail universitaire le leur permettait. Les gigs étaient plus clairsemés durant cette première année, principalement en raison de la pression des études, mais fin 1965, Dave Dilloway échoua à ses examens à Southampton, et, il s'engagea dans un college technique régional pour terminer son diplôme, et il put alors accorder davantage de temps au groupe.
Lors de quelques concerts, on leur demanda de jouer de 7pm à 1am, chantant pas moins de 50 titres. Lors d'un à Henley, ils demandèrent au public de lancer de l'argent au lieu d'applaudir. Ils le firent et le groupe récolta 2 livres sterling bien nécessaires. " Tout notre matériel tomba en panne un soir, se souvient le batteur Richard Thompson, le public commençait à s'impatienter, aussi je leur fis un solo de batterie non-stop d'une demi-heure pour combler l'attente jusqu'à ce que le matériel soit à nouveau en état de fonctionner. J'ai gagné un extra de dix shillings pour cela."
Les parents de Brian étaient très attentifs à ses progrès, et ils assistaient régulièrement aux représentations de " 1984". Harold May avait l'habitude de transporter le groupe et son équipement à la plupart de leurs représentations dans sa voiture Javelin, car la voiture de John était bien trop petite pour cela.
"The Happy Hendrix Polka", un succès mineur à cette époque, interprété par un groupe scandinave appelé The Spotniks, incluait un passage de guitare très rapide que Brian interpréta durant un concert au Moseley Boat Club, au plus grand étonnement du public. Un spectateur, intrigué, dans la foule, fit le commentaire suivant: " Waow! Ses doigts semblaient devenir invisibles tellement ils allaient vite!". Ce ne fut que plus tard que Brian se rendit compte que le solo de guitare sur ce disque avait été joué bien plus lentement et puis avait été accéléré durant le mixage.
BEAT GROUP IN FINALS
Le groupe rythmique de Twickenham, '1984', lancé récemment par quatre anciens élèves de la Hampton Grammar School, a réussi à grimper jusqu'aux finales de la recherche de jeunes talents de portée nationale sponsorisée par The Rank Organisation et deux grandes maisons de disques.
Le groupe de cinq garçons gagna les demi-finales à Croydon la semaine dernière, et, maintenant, continuent pour pouvoir participer ensuite aux finales qui auront lieu à Londres. En récompense de leur victoire, il leur a été proposé un contrat d'enregistrement chez CBS.
Le groupe est originaire de Twickenham, et, fut formé l'an passé à la Hampton Grammar School. Les membres sont Tim Staffell et John Garnham de Teddington, Brian May de Feltham, Dave Dilloway de Whitton et Richard Thompson de Hounslow.
Quelques-uns des endroits où le groupe fut amené à jouer n'étaient pas très sûrs. Durant un concert organisé par un ancien élève de l'Hampton School, Pete Edmunds, au White Hart à Southal, une bagarre éclata au beau milieu de la foule. Pete se souvient: "On se serait vraiment cru dans un film tourné au Far West! Il y avait des bouteilles qui volaient dans tous les sens, et les chaises étaient catapultées par-dessus les têtes. Malgré cela, le groupe continua à jouer! Bien, enfin pendant environ 10 minutes, par ailleurs, lorsqu'ils abandonnèrent tous leurs outils et autres projectiles. Ce policeman qui entra tout seul, et la salle entière se vida si rapidement!".
" 1984" fit, aussi, des concert en première partie d'autres groupes ou artistes, et même une fois, ouvrirent le spectacle d'une charmeuse de serpents. Ils arrivèrent au lieu du concert et se rendirent à leur loge où ils trouvèrent une femme de belle stature à moitié nue avec un énorme serpent enroulé autour du cou. Ils reculèrent tous de quelques pas,mais, elle leur dit de ne pas avoir peur et de rentrer tout simplement. Ils jouèrent le concert, mais passèrent tout le temps passé sur scène complétement pétrifiés par l'arrière-train ondulant de la danseuse.
Une des premières parties les plus mémorables du groupe se déroula à l'Imperial College le 13 mai 1967 en première partie de celui qui allait vite devenir le "légendaire " Jimi Hendrix!! Après leur prestation, "1984" voulait assister au concert du grand Jimi, et voir son jeu de scène et ils voulaient le voir sans avoir à payer l'entrée de la salle. Pour cela, ils durent se faufiler par l'arrière de la scène et descendre par-dessus la rampe pour se retrouver au premier rang. Alors qu'ils essayaient de marcher silencieusement en passant devant la loge de Jimi, il sortit et son inoubliable commentaire fut: " Par où est la scène, mec?".
En septembre 1967, '1984' pensaient qu'ils étaient assez bien pour participer à une compétition au Top Rank Club à Croydon. Brian, Dave et Richard montèrent les premiers sur scène pour accompagner une chanteuse du nom de Liza Perez, et, revinrent ensuite avec Tim Staffell en tant que '1984', on ne saura jamais si le tee-shirt bleu marine avec les lettres ' Pink Polka' que portait Tim produisit un effet quelconque sur le jury et le public, mais, en tous cas, ils gagnèrent. Cela leur amena une brève célébrité. 'Et j'ai gagné un album de Barbra Streisand!' dit Brian.
Quelques jours plus tard, pendant un concert à The London School of Medicine, 1984 furent contactés par un promoteur qui avait organisé un évènement à l'affiche parsemée de stars à l'Olympia. Il avait besoin d'un groupe pour combler un vide, il adorait 1984 et leur dit qu'il voulait faire d'eux des stars. Le jour suivant, il les emmena dans la rue huppée de Londres, Carnaby Street, pour acheter de nouveaux vêtements et ils répétèrent un set spécial d'une demi-heure de reprises de chansons. L'évènement était affiché sous le titre de ' Christmas On Earth' et devait avoir lieu le 23 décembre 1967, avec en tête d'affiche des vedettes telles que Jimi Hendrix, Traffic, Pink Floyd, Herd, Tyrannausorus Rex et beaucoup d'autres. Le groupe arriva aux alentours de 3 p.m., on leur avait dit qu'ils passeraient vers minuit. En réalité, ils montèrent sur scène à 5 a.m. la veille de Noël, et lorsqu'ils quittèrent la scène, une heure plus tard ils découvrirent que non-seulement on leur avait dérobé leur argent dans leur loge, mais on leur avait volé également leurs voitures et leurs camionnettes. Tout ce qu'ils gardèrent de ce concert fut... l'expérience.
Ce ne fut pas longtemps après cet soirée que '1984' songea à se disperser. Ils avaient, à maintes reprises, des divergences d'opinion concernant leur façon de concevoir la musique, et, Brian devant sacrifier une grande partie de son temps à ses études devint, lui-même, un point de discorde. Ils pensaient tous que, bien que ' 1984' soit un groupe régional bénéficiant d'une bonne popularité, il ne possédait pas ce souffle extraordinaire essentiel qui l'amènerait à être un groupe célèbre.
Brian se jeta avec ardeur dans ses études, dans le cadre de celles-ci, organisa et supervisa la construction d'un baraquement en Suisse, sur une petite montagne appelée Testa Griega, juste derrière Matterhorn. L'équipement et le matériel installés dans le baraquement étaient entièrement destiné à l'étude de la lumière zodiacale. Il conçut et fabriqua également son propre spectromètre et séjourna quelques temps dans la hutte pour enregistrer ses observations. Mais, le climat était imprévisible et plusieurs fois ses collègues et lui-même se retrouvèrent à devoir dégager la neige accumulée devant leur porte, et que des congères s'étaient entassées sur le toit.
Après quelques temps, il fut décidé que le climat n'était pas propice à leurs études, et ils déménagèrent le baraquement et son contenu sous la chaleur du soleil de Ténérife. Brian et son superviseur installèrent le baraquement à Izana sur les pentes du Mont Teide,le volcan éteint qui domine Ténérife. Ils prenaient beaucoup de plaisir à étudier sous un climat aussi chaud et collaborèrent à écrire deux articles basés sur leurs recherches et leurs résultats qui furent publiés dans The Monthly Notices Of The Royal Astronomical Society.
Avant d'avoir organisé ce périple, Brian avait même été contacté par le très respecté Professeur Sir Bernard Lovell pour rejoindre son laboratoire de recherches à Jodrell Bank dans le Cheshire après son doctorat. C'était un aboutissement inestimable et un grand honneur et Brian y pensa sérieusement, mais il décida que son implication dans la musique était plus importante pour lui et qu'il devait être à Londres pour la développer. C'est avec infiniment de regrets et de respect qu' il dut repousser l'offre du Pr Lovell.
Brian et Tim Staffell avaient gardé le contact, Tim était à l'Ealing College of Art, et, ils discutaient au sujet de la formation d'un autre groupe. Tous deux réalisaient à quel point jouer dans un groupe leur manquait ...Aussi, un beau jour, ils accrochèrent une annonce sur le tableau d'affichage de l'Imperial College demandant un batteur " genre Mitch Mitchell / Ginger Baker " pour se joindre à un nouveau groupe. Ils eurent quelques réponses, et commencèrent à auditionner les postulants à cette nouvelle aventure, l'un d'eux était étudiant en médecine, Roger Meddows Taylor....
Je mets en chanson " 39 " une chanson que personnellement je trouve très émouvante.
Son associé :
Son supprimé car il ne respectait pas les droits d'auteurs
Publié le 15/04/2006 à 12:00 par lombredesouffrance
...honnetement c'est un chanteur que j'admire énormément...( ça sera rare de m'entendre dire ça !! ) mais son géni artistique et sa voix...vraiment je le trouve génial !!!!
Bravo Fred de nous avoir fait rêver...et dommage que j'ai été trop jeune j'aurais adoré aller à un concert de Queen !!!
Des infos sur lui ( extrait de Wikipédia )
Avec une étendue vocale de trois octaves et demie et quelques techniques d'opéra, il fut un chanteur de rock parmi les plus populaires et les plus techniquement accomplis. Leader du groupe Queen, il composa plusieurs de ses grands succès dont Bohemian Rhapsody, Somebody to Love et We Are the Champions.
Freddie Mercury fut l'un des chanteurs les plus doués de sa génération, et reste encore dans toutes les mémoires. Ses talents de compositeur furent maintes fois avérés (notamment au travers d'œuvres telles que Bohemian Rhapsody ou Somebody To Love). Freddie était capable de véritables prouesses vocales : il était proche de la technique d'un grand chanteur d'opéra, capable entre autres de chanter sur trois octaves et demie. Sa performance lors du Live Aid 1985 fut saluée par la critique.
Il était célèbre pour son extravagance et son hédonisme, mais également pour sa bonté et sa générosité. Il adorait les chats et en avait plusieurs, écrivant même une chanson à propos de son favori (Delilah, dans l'album Innuendo).
Il fit preuve d'un courage incroyable, jusqu'à la fin de sa vie qui, pourtant, fut très difficile. Même très malade, il insista jusqu'au bout pour enregistrer des chansons et des clips ("Headlong", "I'm going slightly mad" et "These are the days of our lives", sa dernière vidéo enregistrée, son adieu au public). Ces clips sont la preuve en images que Freddie Mercury était un grand homme, un grand artiste, qui, même dans les moments les plus éprouvants, a usé d'une volonté impressionnante, preuve de sa passion infinie pour la musique.
Il fumait beaucoup, ce qui contribua à rendre sa voix plus rêche dans les années 1980.
Il apparaît dans la liste des 100 Britanniques les plus célèbres établie en 2002 par vote du public.
Albums solos
Mr. Bad Guy (1985)
Barcelona (1988) (avec Montserrat Caballé)
The Freddie Mercury Album (1992)
Box set :
The Solo Collection (10 CDs et 2 DVDs) (2000)
et maintenant la biographie officielle...( courage c'est long ! )
Farookh Bulsara est né le jeudi 5 septembre 1946 au Government Hospital sur l'île de Zanzibar, sur la côte Est de l'Afrique, à l'est de la Tanzanie, de Bomi et Jer Bulsara, ses parents. Son père Bomi était fonctionnaire travaillant pour le Gouvernement Britannique. A l'âge de 1 an, Freddie eut son premier avant-goût de la célébrité lorsque le photographe du coin fit son portrait et l'exposa dans sa vitrine, Freddie ayant remporté le premier prix dans un concours de bébés. A 5 ans, il fut élève à la Zanzibar Missionary School dirigée par des Soeurs Britanniques.
La soeur de Freddie, Kashmira, est née en 1952. Le travail de Mr. Bulsara l'amenait à voyager très souvent aux Indes, aussi, en 1954, Freddie fut inscrit pensionnaire au St-Peter's English Boarding School à Panchgani, à environ 50 miles de Bombay, c'est là que ses amis commencèrent à l'appeler Freddie, nom que sa famille adopta également.
Freddie passait de temps en temps ses congés au pensionnat, mais la plupart du temps chez ses grand-parents ou chez sa tante Sheroo qui vivait tout près, et quelquefois il les passait chez ses parents à Zanzibar. C'était durant une de ces périodes de vacances, dit Mrs Bulsara, qu'elle fit l'acquisition d'un nouvel élément de décoration. Elle se souvient: " A Zanzibar, à cette époque, les gens originaires de l'île fabriquaient et vendaient leurs travaux artisanaux, des articles de décoration et autres choses locales faites à la main. Freddie se baladait dans le parc, un jour, quand un garçon du coin passa avec ses marchandises, et, Freddie craqua pour un bibelot représentant une biche et son faon. Il marchanda avec le garçon pour l'acquérir, mais même en ayant fait baissé le prix, il ne pouvait toujours pas l'acheter, il coûtait 2 shillings et 50 cents en monnaie africaine, et il avait seulement 50 cents. Alors il dit au gamin que s'il le suivait chez lui, il lui donnerait l'argent, puisqu'il désirait vraiment m'offrir cette petite chose. Donc, il amena ce jeune garçon à la maison, avec toute sa marchandise, et me demanda s'il pouvait m'emprunter l'argent pour acheter la biche. Tout d'abord, j'ai refusé, mais Freddie était tellement désolé pour le gamin, après qu'il l'ai traîné tout ce chemin jusqu'à la maison, que finalement, j'abdiquais et lui donnais l'argent pour m'acheter mon cadeau!"
Comme le pensionnat St-Peter était une Institution Britannique, les sports pratiqués étaient typiquement britanniques: cricket, rugby, football, gymnastique et autres divers passe-temps énergiques.
" Je détestais le cricket et la course d'endurance, j'étais complétement nul dans ces deux disciplines! se souvient Freddie, mais j'étais bon à la course de vitesse, j'étais bon au hockey, et j'étais assez bon sur le ring de boxe, croyez-le ou pas!" Sa spécialité, cependant, était le tennis de table et il devint champion scolaire à 10 ans. Mrs Bulsara se rappelle: " Freddie était excellent dans toutes les disciplines sportives, mais quand j'ai appris qu'il pratiquait la boxe, je lui ai écrit depuis Zanzibar où nous vivions, et je lui ai dit d'arrêter çà, je n'aimais pas cette idée, c'était trop violent."
lFreddie n'était pas seulement un bon sportif, il était également très brillant dans les matières académiques, et ses talents artistiques étaient incomparables. A l'âge de 12 ans, il reçut le trophée scolaire Junior All-Rounder. Il adorait le dessin et faisait sans cesse des portraits pour ses amis ou ses proches. Sa tante maternelle Sheroo était aussi une artiste, et régulièrement elle demandait à Freddie de dessiner ou de peindre pour elle, il commençait toujours rapidement un nouveau dessin, mais souvent il était distrait par d'autres occupations, ce qui explique qu'il ne trouvait jamais le temps d'en terminer un. Sa tante s'évertuait à le faire asseoir pour en terminer au moins un.
Il était aussi fou de musique et écoutait des disques sur le vieil électrophone familial, empilant les disques pour qu'ils jouent continuellement. La musique qu'il pouvait se procurer était essentiellement indienne, mais, il pouvait trouver quelques disques occidentaux. Il chantait tout le long de chaque disque, et, préférait la musique au travail scolaire.
Le principal de St-Peter's avait remarqué les aptitudes de Freddie pour la musique, et avait écrit à Mr. & Mrs Bulsara pour leur suggérer de payer un petit extra en plus des honoraires de l'école, afin que Freddie ait la possibilité d'étudier la musique dans les règles de l'art. Ils acceptèrent, et Freddie commença à prendre des cours de piano. Il devint également membre de la chorale de l'école et prit part régulièrement aux productions théâtrales de l'école. Il adorait ses leçons de piano, et, s'appliquait à les suivre avec détermination et virtuosité, finalement, obtenant le Grade IV en théorie et en pratique.
Durant ces années passées à St-Peter, il forma son premier groupe, "The Hectics", qui jouait seulement dans l'enceinte de l'école, durant les fêtes, représentations et bals scolaires. Ils n'avaient pas le droit de jouer à l'extérieur. La formation de choriste de Freddie était très utile, et même là, son sens inné du spectacle théâtral était vraiment mis en évidence, il jouait avec flair et originalité.
L'enfance de Freddie aux Indes, et, à St-Peter fut sans histoire. Il se rappelle que la demeure familiale de Bombay avait, comme la plupart des demeures prospères de Bombay à l'époque, des domestiques stylés. Le régime de la vie au pensionnat était dur, et, il apprit très vite à se débrouiller seul, mais lorsqu'il était chez lui, son enfance était facile. Il y avait toujours quelqu'un pour lui préparer ses repas, sortir ses vêtements pour la journée et prendre soin de tout ce dont il pouvait avoir besoin. C'était une époque qui l'a impressionné, et ces jeunes années surprotégées expliquent peut-être qu'il était mal préparé aux dures réalités de la vie en-dehors de ce milieu abrité. Il pensait que tout le monde avait des domestiques.
En 1962, Freddie obtint son O-Level à St-Peter, à l'âge de seize ans, atteignant un bon niveau en Arts, Histoire et Langue anglaise. Il décida de quitter St-Peter et retourna à Zanzibar, chez ses parents, passant son temps à errer avec ses amis dans le secteur des marchés, les parcs et les plages.
Zanzibar était alors une colonie britannique, avec une population principalement africaine, quelques Arabes et Indiens en proportion plus petite. Fin décembre 1963, une élection eut lieu pour décider du contrôle de l'île, par laquelle les Arabes arrivèrent au pouvoir. Les Africains se révoltèrent et contestèrent violemment le résultat, formant leur propre parti politique, connu sous le nom de Afroshirasi Party, pour se battre pour une nouvelle élection. En fait, deux scrutins de plus eurent lieu, remportés tous deux par les Arabes. Le 10 décembre 1963, Zanzibar devint un Etat indépendant, et les Anglais s'en remirent à l'autorité du Sultan arabe le 12 janvier 1964 . Début 1964, les Africains déclenchèrent une révolution à grande échelle. La plupart des Anglais et des Indiens, bien qu'aucun ordre de ce genre ne leur fut donné, quittèrent leurs maisons pour leur propre survie, et, parmi ceux qui partaient il y avait la famille Bulsara. Ils quittèrent Zanzibar avec deux valises et deux trois bricoles, et se rendirent tout droit en l'Angleterre.
Au début, ils vécurent chez des amis à Feltham dans le Middlesex, jusqu'à ce qu'ils puissent trouver leur propre petite maison attenante dans le même quartier. Mr. Bulsara obtint un emploi fixe comme agent comptable pour une grande compagnie alimentaire. Freddie avait 17 ans, et, il voulait s'incrire dans un college d'art, mais il avait besoin, au minimum, d'un A-level pour être sûr d'être accepté. En septebre 1964, il entra à la proche Isleworth Polytechnic School afin d'étudier pour obtenir un A-Level en Art.
Durant ses vacances, il prit quelques jobs d'été pour gagner un peu d'argent, l'un d'eux était au rayon alimentation de l'aéroport d'Heathrow, à deux pas de la maison, le deuxième était dans des entrepôts commerciaux de Feltham où il occupait un poste de magasinier et portait de lourds cageots et caisses. Ses collègues de travail commentaient sans cesse ses mains délicates n'ayant certainement jamais travaillé, et ils lui demandèrent ce qu'il faisait d'autre dans la vie. Il leur répondait qu'il était musicien 's'occupant de temps à autres' et son charme était tel que ses collègues ne mirent pas longtemps à faire le plus gros de son travail.
Sa mère le persuada d'économiser la plus grande partie de l'argent qu'il avait gagné, et il le plaça sur un compte d'épargne postal dont Mrs Bulsara prenait soin. Il avait déjà économisé près de 70 livres sterling, quand il lui demanda son livret. " Je ai demandé pourquoi, se rappelle-t-elle, et il répondit qu'il en avait besoin pour prêter un peu d'argent à un ami, il avait été expulsé de son appartement et avait désespérément besoin. Je pensais qu'il pouvait s'agir de 10 livres.Il m'a demandé 50 livres! Je lui demandais s'il comptait les lui rendre, il haussa les épaules et répondit que cela n'avait aucune importance. C'était sa façon d'être, toujours généreux et plein d'attentions pour les autres."
Il étudiait dur, bien qu'il préféra le côté esthétique de la vie scolaire à son côté plus académique et mondain , et il obtint aisément son A-level of Art, quittant Isleworth au printemps 1966. Son grade A passé et son habileté naturelle lui assurèrent une admission à l'Ealing College Of Art, et en septembre 1966, Freddie débuta un cycle d'illustration graphique au college.
Après le succès phénoménal de Jimi Hendrix sur scène en 1967, Freddie devint un fan assidu et passait son temps à faire des portraits de son idole, dessins qu'il encadrait et utilisait pour décorer les murs de l'appartement qu'il avait loué à Kensington, où il avait aménagé après avoir quitté le domicile familial de Feltham. A cette époque, Kensington était un endroit important pour les artistes, c'était le quartier très "in" de la célèbre boutique Biba et du Kensington Market fréquenté par les gens très branchés alors.
Un collègue de l'Ealing College Of Art était le bassiste Tim Staffell, ils sympathisèrent et devinrent amis. Freddie, Tim et un autre étudiant, Nigel Foster, passaient la majeure partie de leur temps libre ensemble, car ils avaient tous en commun un grand intérêt pour la musique. Avec l'aide de deux guitares d'occasion et Freddie au chant, ils se débrouillaient pour se distraire. Freddie faisait d'excellentes imitations de Jimi Hendrix et imitait à outrance ses chansons, utilisant une règle en guise de guitare. Ses amis et lui pratiquaient les harmonies à trois, perfectionnant leur technique relativement bien dans les toilettes de l'Université.
Comme l'amitié de Freddie et de Tim grandissait, Tim commença à l'amener aux répétitions de Smile. Freddie s'entendait fort bien avec Brian et Roger et il adorait le son que Smile était parvenu à créer,il avait également une admiration sans borne et un grand respect pour le jeu de guitare de Brian. En les regardant et les écoutant, Freddie réalisait combien, lui aussi, aimerait faire partie d'un groupe, ces représentations scolaires avec The Hectics, même si ce n'était qu'amateur, lui avait donné un avant-goût de l'excitation d'être sur une scène.
La pensée de faire partie d'un groupe l'obsédait désormais, et il commença à élaborer un plan d'action. Freddie ne partait jamais à l'aveuglette, il prenait le temps d'étudier la question avant tout. Il savait qu'avant de pouvoir se lancer dans cette aventure, il devait d'abord terminer ses études. Il s'appliqua à la tâche et en 1969, il quitta l'Ealing College Of Art avec un diplôme en art graphique et design, l'équivalent d'une license. Cette année-là aussi, il fit l'acquisition d'une guitare électrique d'occasion bon marché, que Tim remis en état en essayant d'en améliorer la sonorité, et il commença à apprendre à en jouer. Il n'eut jamais ni le temps, ni l'argent pour prendre des cours, aussi, à l'aide de quelques ouvrages, il appris tout seul les rudiments de base. Il avait seulement besoin d'en apprendre assez pour pouvoir écrire des chansons, un talent qui lui venait facilement. Son inspiration pour les textes était tirée de sa vie de tous les jours, de ses propres sentiments, de ses propres expériences et dans celles de ses amis.. Les chansons qui en résultaient, étaient, par moments, infiniment personnelles.
Durant l'été 1969, Freddie fut présenté à un groupe de Liverpool appelé Ibex qui était venu à Londres pour essayer de se faire un nom. Ibex était composé de trois membres, avec le guitariste Mike Bersin, John 'Tupp' Taylor à la basse et Mick ' Miffer' Smith à la batterie. Ils étaient aussi venus avec leur apprenti-manager, roadie et garde du corps, Ken Testi, le bassiste à temps partiel, Geoff Higgins, avait l'habitude de descendre les rejoindre pour quelques concerts occasionnels. Geoff jouait de la basse lorsque Tupp, grand fan de Jethro Tull, voulait jouer de la flûte.
" Ibex n'était pas parti pour aller très loin d'ici peu, dit Ken Testi. Ils avaient tellement de talent cependant, et cela Freddie ne manqua pas de le remarquer. C'était un gentil garçon, fauché, un mec extravagant, et il adorait Ibex. Il les suivait et aidait Mike au chant."
Mick 'Miffer' Smith se souvient: " Nous avons auditionné Freddie pour remplacer Mike au chant. C'était à l'Imperial College. Nous étions tous des musiciens accomplis, nous savions nous servir de nos instruments, mais aucun de nous n'était particulièrement doué pour le chant. Freddie avait une voix superbe, avec une portée terrible, mais il ne savait pas encore vraiment comment l'utiliser. Freddie avec nous, nous étions encore un peu mal dégrossis, mais nous montrions que nous avions beaucoup de potentiel."
Pendant cet été-là, Freddie demanda à Roger s'il était intéressé par l'acquisition d'un stand au Kensington Market. Bien que Freddie fut alors avec Ibex et jouait quelques petites représentations, ils ne gagnaient toujours pas beaucoup d'argent, et cela pourrait être une manière de faire quelques rentrées. Roger et Simle ne gagnait guère plus par ailleurs aussi il accepta. Le stand qu'ils prirent était sur une allée du marché que les commerçants appelaient ' La promenade de la mort' parce qu'on y vendait principalement des antiquités. Les amis de Freddie de Ealing College étaient plus qu'heureux de pouvoir les aider en leur fournissant des peintures et des dessins à vendre, et Freddie également, vendit quelques-uns de ses travaux artistiques, mais le stand ne connaissait pas un succès vertigineux. Après y avoir repensé, Freddie et Roger optèrent pour la vente de vêtements. Ils avaient beaucoup de contacts, et s'arrangèrent pour obtenir quelques beaux vêtements anciens de l'époque victorienne et des écharpes, des manteaux de fourrure, des vestes et des étoles. Ils obtinrent même des jolies choses faites avec du velours bien en vogue, des lacets et des perles. Les vêtements se vendaient très bien, et rapportèrent un bénéfice, petit mais bienvenu. Néanmoins, toujours avide d'un profit plus grand, un jour Roger vendit la veste de Freddie qu'un client avait remarqué accrochée au fond du magasinn pour la somme de 20 livres sterling. Freddie explosa et courut à la poursuite de l'acheteur, lui réclamant sa veste. Il rendit l'argent à l'acheteur et s'en retourna voir Roger, menaçant de le frapper. Roger, inflexible, se défendit ardemment, arguant du fait qu'il l'avait seulement vendue pour qu'ils aient quelque chose à manger et également pour pouvoir payer le taxi pour rentrer, mais, même alors, Freddie détestait l'idée de devoir utiliser les transports publics.
C'était une époque d'amitié très forte mais aussi de vaches maigres pour les membres de Smile et de Ibex. Tout le monde connaissait tout le monde, et les appartements étaient toujours partagés, à une époque ils se retrouvèrent à 5 pour 2 lits de 90 poussés l'un contre l'autre, tout lemonde dormant par-terre finalement. Helen et Pat Mc Donnell avaient un appartement sur Sinclair Road près de Earls Court à Londres, et tout le monde leur rendait visite pour dormir là. Helen se rappelle: " Une fois, ils étaient tous là, les membres des deux groupes, et ils jouaient si fort. C'était minuit passé. Le jour suivant, nous avons été expulsées, carrément! Mais c'était une époque tellement amusante, nous riions tous tellement. Nous étions si maigres aussi, nous n'avions pas beaucoup d'argent, et ce que nous avions nous le partagions. Souvent, on oubliait tout simplement de manger."
Ibex continuait à travailler dur durant les répétitions, jouant une série de covers de chansons des Beatles, de Rod Stewart, et de Yes. Leurs gigs débutaient toujours par ' Jailhouse Rock'. Le jeu de scène de Freddie s'était largement amélioré, même si les autres membres de Ibex étaient quelque peu embarrassés par son impétuosité, ses mouvements et ses gestes efféminés. "Nous avions l'habitude de lui hurler dessus 'Pour l'amour du Ciel! Freddie, tiens-toi tranquille!' Il utilisait toute la place, il était partout, mais, cela ne se faisait pas encore alors!" dit Mike Bersin.
Fin 1969, Roger, Brian, Freddie, Pat et Helen partageaient tous un appartement sur Ferry Road, Barnes, avec également le plus gros de Ibex, Tim de Smile et d'autres encore. C'était supposé être un logement pour 3 personnes au maximum, alors, lorsque la propriétaire venait pour réclamer son loyer, ils devaient tous se cacher dans la chambre. Freddie avait une routine de bon matin, se souvient Mick Smith: "Presque tous les matins, Freddie se levait le premier. Il avait une guitare électrique Fender Télécaster blanche et il marchait tout autour de l'appartement, sautant par-dessus les corps de ceux qui cherchaient encore à dormir, jouant et chantant la chanson des Who ' Tommy'. Il en connaissait toutes les paroles et tous les accords. C'était carrément un rituel."
L'appartement se faisait gloire de posséder aussi une vieille guitare acoustique, bien endommagée, au milieu du désordre, tellement en piètre état que personne ne pouvait en jouer. Une fois, dit Geoff, " Brian ramassa cette pauvre guitare et gratta un peu dessus. Alors, il commença à jouer, à la perfection, la chanson des Beatles ' Martha My Dear'. Il jouait la ligne de basse et aussi les harmonies pour piano, tout çà sur cet instrument. Je suis un grand fan des Beatles, et je suis resté là, la bouche bée. J'étais impressionné, il était bourré de talent."
Beaucoup des chansons des débuts furent composées là, dans cet appartement, Mick se rappelle " Je n'ai jamais vu quiconque écrire des chansons comme Freddie le faisait. Il commençait à chanter et à gratter sa guitare, et alors quelqu'un s'asseyait près de lui et n'avait plus qu'à transcrire ce qu'il chantait. Je ne l'ai jamais vu écrire quoi que ce soit sur le papier, il y avait toujours quelqu'un pour le faire. C'était spontané, mais c'était intelligent."
Beaucoup des résidents de l'appartement aimer fumer fréquemment de la marijuana, que Tupp avait l'habitude d'acheter au Kensington Market, mélangée avec du thé au jasmin. Apparemment, l'odeur du thé masquait l'odeur de la drogue. Lorsqu'il ramenait cela à l'appartement, tou lemonde s'asseyait et donnait un coup de main pour séparer la drogue du thé. Une fois,Tupp était pressé et lorsqu'il rentra de ses 'emplettes', il mit simplement le paquet dans la boîte à thé et repartit précipitamment. Fredie détestait fumer, en particulier de la marijuana.Ce jour-là, il était seul à l'appartement, et voulut se préparer un peu de thé. Il détestait pourtant le thé qu'il considérait comme une dégoûtante boisson hippie, mais il n'avait pas le choix. Il prépara une théïère, se versa une tasse et s'assit. ses amis arrivèrent une heure plus tard, le trouvant souriant, se sentant merveilleusement bien, et disant combien ce thé était grandiose, complètement défoncé. Il n'était pas si heureux lorsque les effets disparurent...
"Nous faisions la fête, un soir, se souvient Freddie, Tupp avait fait de ces biscuits avec de la drogue dedans. J'ai refusé d'y toucher, mais tous les autres en avaient pris quelques-uns. Alors, aux environs deminuit, la police est arrivée, quelques voisins rabat-joie les avaient appelé. Nous les avons fait rentrer, nous leur avons offert une boisson et deux ou trois de ces gâteaux. Nous en sommes tous tombés à la renverse, mais ils nous ont quitté sans rien savoir. Oh! J'aurais adoré être une mouche sur le pare-brise de leur voiture de police après une demi-heure, lorsque les effets de la drogue se firent sentir."
Ibex voyagait toujours sur les autoroutes du bas en haut de l'Angleterre à bord de toutes sortes de camionnettes empruntées ou prêtées, et gagnait bien peu pour tous ces efforts. Ken Testi jouait les agents de placement pour eux et s'arrangeait pour leur obtenir des dates dans divers pubs et clubs, principalement dans le nord. Lors d'une occasion mémorable, alors que le groupe devait jouer à Bolton, Richard Thompson emprunta une camionnette Transit à l'aéroport de Heathrow où il travaillait, et la prêta à Ken pour conduire Ibex et Roger, qui les suivait ce jour-là, jusqu'au lieu du concert. Tout d'abord, ils durent prendre en route Tupp Taylor, et s'étaient arrangés pour le retrouver sur Piccadilly Circus. L'avant de la camionnette était plein et à l'arrière il y avait le reste du groupe et divers amis. Ils jouaient de la guitare acoustique et ils chantaient bruyamment durant le trajet, souvent chantaient faux! Ils arrivèrent sur Piccadilly Circus et arrêtèrent la camionnette au beau milieu de la route afin que Tupp puisse monter. Alors qu'ils refermaient le grinçant volet arrière, l'assourdissant bruit des guitares et des chants mirent Piccadilly à l'arrêt, et tout un chacun regardait d'un air effaré cette camionnette pleine de hippies!
A l'arrivée dans cette tranquille ville du nord, il était l'heure de rentrer à la maison pour les mineurs du coin, beaucoup d'entres eux remontaient la rue principale. La camionnette fit une embardée, sous le choc, le volet à l'arrière s'ouvrit et c'est un Freddie tout revêtu de satin blanc et de fourrure qui bondit à l'extérieur, au beau milieu des mineurs. C'est difficile de dire, maintenant, qui fut le plus surpris, Freddie en voyant les gueules noires et tristes des mineurs, ou les mineurs en voyant l'éclatant et voyant Freddie, les deux s'arrêtèrent, se dévisagèrent un moment, jusqu'à ce que Freddie remonte dans la camionnette, hurlant, et de crainte, tirant brusquement le volet arrière pour le refermer.
Le gig, ce soir du 23 août 1969, eut lieu au Boloton Octagon Theatre, et le groupe joua également pendant un festival en plein-air le jour suivant à Bolton's Queens Park. Ce fut réellement un choc pour tous ces spectateurs du Nord qui ne se doutaient de rien, d'être confrontés avec quelqu'un d'aussi différent en style et en apparence que Freddie, même Mike resta en-dehors du groupe ces deux soirs-là, puisque sa mère lui avait confectionné un manteau lamé or qu'il se sentait obligé de porter.Ibex eut un accueil pour le moins mitigé!
Juste après, ils étaient réservés pour jouer au St-Helens Technical College. La tenue de scène de Freddie, ce soir-là, était un pantalon de velours noir moulant, qu'il avait fait confectionner spécialement sans couture. A la place, il y avait une couture au dos de chaque jambe. Il réclama en hurlant que quelqu'un lui procure un psyché pour le vestiaire (en réalité, la cuisine!). Le miroir arriva et il passa une demi-heure avant le concert à resserrer les coutures au dos de son pantalon.
Même si les salles où ils jouaient n'étaient pas bien grandes, et le public encore moins nombreux, la séduction de Freddie sur la gent féminine était légendaire. Elles s'attroupaient autour de lui pour discuter ou juste pour le plaisir d'être vues avec lui. Il exhalait un parfum de mystère, sa façon de s'habiller le distinguait des autres, mais sa timidité l'empêchait de parler sur scène (Tupp faisait tout çà pour lui!) et à cause de çà, il devenait inabordable et morose.
Puisqu'il ne se passait rien pour Ibex à Londres et qu'ils étaient fatigués de tous ces voyages incessants pour remonter donner des concerts dans le nord, ils décidèrent de déménager pour Liverpool. Freddie n'aimait pas cette idée, mais il décida d'essayer. A Liverpool, il passa le plus clair de son temps à dormir sur le plancher de la chambre de Geoff dans un énorme pub appelé The Dovedale Towers, sur Penny Lane, renommé pour les breakfasts aux oeufs et au bacon de Mrs Higgins.
Ibex avait un gig prévu dans un club en sous-sol appelé The Sink dans Hardman Street, au-dessous du Rumbling Tum Club. The Sink n'avait pas de licence pour vendre de l'alcool, aussi les gens devaient échanger de l'argent contre des capsules de bouteilles au club à l'étage, et ensuite les utiliser comme monnaie à l'étage du bas. Avant le concert, les membres du groupe étaient tous partis se désaltérer dans un club à deux pas. Roger et Tim arrivaient juste de Londres, et se méfiaient de se balader dans les rues sombres de Liverpool; alors qu'ils venaient de quitter le club, un groupe de skinheads apparu au coin de la rue. Le mouvement skinhead, qui venait de faire son apparition alors, menaçait quiconque ne leur ressemblait pas, en particulier 'les hippies' comme ils les appelaient. La violence semblait être leur mot d'ordre, les bagarres de rues et les gueulantes dans les pubs et les clubs étaient monnaie courante partout en Angleterre. Cette nuit-là, lorsque les skinheads arrivèrent face à face avec ce groupe d'hommes vêtus de fourrrure, de cuir, de velours et de bijoux, ils durent penser qu'ils avaient là une cible de choix. Les skinheads bloquèrent la rue et refusèrent de les laisser passer. Roger, du courage de celui qui a bu de trop, leur brandit une carte rapidement, en leur disant que c'était une carte !D prouvant qu'il était ceinture noire de judo, et que conformément à la loi il devait les avertir trois fois de son statut de ceinture noire de judo avant de pouvoir les frapper en toute légalité. Il leur donna trois avertissements, et les skinheads déguerpirent. La carte qu'il leur avait montrée n'était rien d'autre que son ancienne carte d'étudiant et il n'avait jamais pris une leçon de judo de sa vie.
A Liverpool, la vie n'était pas meilleure pour le groupe qu'elle ne l'avait été à Londres. Ils avaient faim et ils étaient si fatigués, et l'argent qu'ils gagnaient avec leurs concerts était en bonne partie dépensé pour payer deux gars pour mettre en place et s'occuper de créer un jeu de lumières élaboré. Ils commençaient à se demander pourquoi, alors qu'ils avaient tant besoin d'argent et qu'ils gagnaient seulement 25 livres sterling, 15 livres étaient dépensé juste pour la lumière;mais Freddie n'en démordait pas, il ne supportait pas l'idée d'un spectacle sans jeu de lumières.
A cette époque, la famille de Mick Smith passait par de durs moments, et samère, récemment divorcée, avait bien besoin d'une aide financière. Il trouva que le temps était venu pour lui de quitter Ibex et il devint employé des travaux publics sur la nouvelle autoroute M6 avant de redevenir vendeur de lait. Quelques années plus tard, il tomba amoureux d'une américaine appelée Debbie et partit vivre définitivement aux USA. Ibex le remplaça par Richard Thompson qu'ils connaissaient depuis bien des années.
Le séjour de Richard avec Ibex cependant fut de courte durée, un concert au Wade Deacon Grammar School For Girls à Widnes, Cheshire. Ce fut un désastre sans équivoque. Le son était épouvantable, le matériel ne fonctionnait pas correctement et le public n'avait pas la moindre idée de ce groupe ou de sa musique. Pour couronner le tout, Freddie utilisait un vieux microphone usagé fixé au sol par un lourd et solide pied qu'il ne pouvait pas manoeuvrer comme il l'aurait voulu. Durant une chanson, il s'agrippa à lui pour essayer de le faire tourner, et la partie supérieure céda. Il continua ainsi, avec seulement la section supérieure du microphone, et fit ainsi par la suite, à l'avenir cela deviendra son image de marque.
La vie dans le Merseyside ne plaisait pas à Freddie. Il était désillusionné et fatigué de dormir sur le plancher des autres. Après le fiasco à l'école de filles, il décida qu'il ne resterait pas plus longtemps et en septembre 1969, lui et Mike Bersin retournèrent à Londres.
Freddie était désoeuvré, et jouer sur scène lui manquait. Il répondit à bon nombre d'annonces parues dans la presse musicale pour des auditions, parmi lesquelles une seule lui offrait l'opportunité de chanter. Ne voulantpas s'y rendre seul, Freddie emprunta le roadie de Smile, John Harris, et sa camionnette. Il recruta également Roger comme soutien moral. L'audition devait se dérouler dans Leatherhead High Street, Surrey, et, vêtu de son manteau de fourrure, de ses plus belles boots et de ses pantalons sur mesure( les plus collants qu'il put trouver!) Freddie, Roger et John partirent. Lorsqu'ils arrivèrent, Roger entra le premier et tint la porte ouverte. Freddie, resplendissant dans son manteau de fourrure, entra majestueusement dans la pièce, suivi de près par John qui portait de façon révérencieuse un petit coffret de bois qu'il mit moultes manières à ouvrir. A l'intérieur était le microphone personnel de Freddie de marque Schure. Le faste et le cérémonial étaient impressionnants, et le groupe pour lequel il auditionnait décida qu'il était le gars qu'il leur fallait, tout spécialement lorsqu'il se contorsionnait pour chanter. Ils lui proposèrent le job et fin 1969, Freddie devint le chanteur du groupe Sour Milk Sea. Les autres membres du groupe étaient Chris Chesney au chant et à la guitare, le bassiste Paul Milne, Jeremy Gallop à la guitare rythmique et Rob Tyrell à la batterie. Ils firent quelques répétitions, et ensuite quelques concerts à Oxford ( la ville de Chris) et à Londres, incluant un soir au Pink Flamingo dans Wardour Street.
Freddie et Chris, qui avait 17 ans à l'époque, devinrent de bons amis, et Chris emménagea dans la maison que Freddie partageait avec Smile dans Ferry Road, à Barnes. Les autres membres de Sour Milk Sea étaient plus que fâchés que Freddie et Chris passent autant de temps ensemble, et trouvaient l'avenir du groupe vraiment incertain. Après deux mois seulement, Jeremy, à qui appartenait presque tout le matériel, décida de tout reprendre et dispersa le groupe.
Peu de temps après la dissolution du groupe, l'amitié de Chris et de Freddie s'estompa. Chris décida finalement de retourner à l'université d'Oxford pour continuer les études qu'il avait négligé pour un essai dans le monde musical.
Jusqu'à présent, Freddie n'avait jamais eu l'opportunité d'exercer ses talents artistiques de manière commerciale, d'habitude, il dessinait pour le plaisir ou pour ses amis. Début 1970, il rendit visite à plusieurs agences qui auraient pu faire usage de ses talents et fut embauché par l'agence Austin Knights, dans Chancery Lane, pour travailler au design ou à dessiner pour des magazines, des jurnaux et des livres. Il n'y eut que peu de choses qui sortit de tout çà, bien qu'on lui demanda d'illustrer une histoire de science-fiction pour enfants se déroulant dans l'espace. Malheureusement, même si Freddie avait commencé le travail, le livre ne fut jamais imprimé. Freddie fut vite fatigué de rester assis à attendre que l'agence l'appelle et il décida qu'il ferait mieux de le faire en tant que designer et artiste en freelance. Il passa une annonce dans les magazines de la région, bien que désormais il fut convaincu de devoir canaliser son énergie dans la musique. Il était toujours très ami avec les trois gars de Smile qui faisaient les choses qu'il aurait bien aimé faire avec eux.
Sa détermination à faire de lui-même un artiste était si forte qu'il réalisa qu'il ne pouvait pas exister sans un groupe très longtemps, et finalement, il forma son propre groupe, Weckrage, avec Richard Thompson à la batterie, et Mike Bersin et Tupp Taylor d'Ibex.
Weckrage joua son premier gig début 1970, à l'Ealing College Of Art où Freddie avait toujours beaucoup d'amis. Tous les membres de Smile et tout le reste de ses potes de Kensington étaient dans le public pour l'encourager. Ce fut un concert couronné de succès qui laissa la majorité du public imprégné par l'impressionnante présence sur scène de Freddie. Le groupe joua également à l'Imperial College, en première partie d'un des tout-premiers groupe de heavy-metal, Iron Butterfly, et d'autres représentations suivirent dans les clubs de rugby de Richmond et de Twickenham. Mais, c'était peu de temps avant que Freddie ne réalise qu'ils auraient pu faire mieux et que Weckrage aurait déjà dû se faire un nom. Ils ne l'avaient pas fait, alors, en mars 1970, Freddie jeta l'éponge et quitta Weckrage.
Mike Bersin et Tupp Taylor quittèrent tous deux Londres peu de temps après, et retournèrent à Liverpool où Mike s'inscrivit aux Beaux-Arts. Richard resta à Londres où il demeura sur la scène musicale jouant avec nombre de groupes amateurs.
Son associé :
Son supprimé car il ne respectait pas les droits d'auteurs
Publié le 15/04/2006 à 12:00 par lombredesouffrance
...un groupe que jeune ma mère m'a fait découvrir et qui vraiment m'a marquée...même aujourd'hui j'écoute encore leurs albums et je trouve que cette musique sait traverser les époques !!
Voici leur biographie ( tirée du site de Wikipédia )
Leurs premiers albums et démo (Queen et les morceaux composés au moment où le groupe s'appelait encore Smile) sont orientés hard rock à la façon de Led Zeppelin et sont d'ailleurs peu considérés par la critique qui ne voit là qu'une copie peu inspirée. Mais Queen se sépare assez vite de cette image de presque tribute band pour s'aventurer vers une musique libérée des contraintes d'écriture habituelles et plus baroque, où passages au piano seul côtoient effets psychédéliques à la guitare de Brian May ou solos flamboyants. Leur musique devient résolument progressive, et les membres du groupe s'en donnent à cœur joie pour explorer leurs trouvailles musicales, sans pourtant sombrer dans le ridicule. Vient en 1975 comme le parfait achèvement de cette période folle et expérimentatrice de leur carrière A night at the opera (nom provenant du film des Marx Brothers, tout comme pour l'album A day at the races qui viendra juste après), chef-d'œuvre du rock progressif avec son morceau épique Bohemian Rhapsody, que les grandes radios refuseront de diffuser à cause de sa durée jugée excessive. Le morceau connaîtra pourtant un succès incroyable grâce à la publicité que fera un ami de Freddie Mercury travaillant à la radio qui n'aura de cesse de le programmer. Ce sera le premier succès mondial du groupe et il leur assurera une reconnaissance mondiale. Des années plus tard il sera d'ailleurs élu meilleur single de tous les temps.
Après cette première période totalement décomplexée couronnée par cet album, Queen continue ensuite à produire des chansons, mais avec un peu plus de retenue ; on ne retrouvera pas le souffle épique d'un The Prophet’s Song de près de 8 minutes 30. Néanmoins leur style reste particulièrement affirmé et ils mélangent piano, choeurs, guitare d'inspiration hendrixienne sans complexe sur des morceaux qui échappent à toute classification. En 1977 sort ainsi News of the world qui contient les deux tubes planétaires We are the champions et We will rock you. Viennent les années 1980 : The game, sorti en 1980, est le premier album de Queen à comporter un synthétiseur (un Oberheim OBX) et à ne pas porter la mention-sacerdoce « No synth ! » des débuts. Le groupe pendant cette période produit des tubes plus calibrés mais sort le méga hit Another one bites the dust. Le style est plus pop rock pendant cette période, mais les morceaux gardent cependant toujours une forte identité. Sortent dans cette veine les albums Flash Gordon (1980), bande-son du film du même nom et Hot Space (1982). The Works vient en 1984 dans la continuité de ces albums mais annonce le retour d'un côté plus rock, tendance confirmée par la sortie d’A kind of magic en 1986, bande-son du film Highlander.
Après la tournée Live Magic suite à la sortie d’"A kind of magic", le groupe donnera ce qui sera son dernier concert le 6 août 1986 à Knebworth. L'album suivant ne viendra donc qu'en 1989 et il s'agira de The miracle, très orienté pop, mais comportant les très rock I want it all, Breakthru ou encore Was it all worth it. Des morceaux de cet album se dégage une incroyable intensité, volonté de Freddie Mercury, affaibli par sa maladie, de sortir un album monument. L'album Innuendo suivra en 1991 et sera le dernier à sortir du vivant du chanteur ; il contient entre autres des morceaux très mélancoliques tels These are the days of our lives ou encore Don't try so hard. Le poignant Show must go on, chanson aux paroles à la fois sombres et pleines d'espoir, reflétant l'état d'esprit d'un Freddie Mercury très diminué. Il meurt le 24 novembre 1991 des suites d'une pneumonie causée par le sida. Le groupe sortira par la suite en 1995 l'album Made in Heaven, constitué de morceaux construits autour de prises studio de Freddie Mercury.
Queen a certainement marqué l'histoire de la musique du XXe siècle, outre sa musique novatrice, par sa présence scénique et par son humour, ses provocations. Ainsi, par exemple, lors d'une cérémonie donnée à Wimbledon pour la sortie du single comportant les titres Fat bottomed girls et Bicycle race, ils ont fait rouler pas moins de cinquante mannequins nus sur des vélos dans un stade. Le groupe s'offre également des concerts à la hauteur de leur démesure,dans les années 70 et surtout dans les années 80, en faisant deux dates complètes d'affilée au Wembley stadium ou bien encore en remplissant plusieurs fois le stade Maracana de Rio de Janeiro qui peut contenir 200 000 personnes en 1984 et 1985. Ils réunissent plusieurs fois 500 000 personnes au Brésil en Argentine et au Venezuela, et aussi 200 à 500 000 fans dans divers endroits en Europe au États-Unis, en Asie, en Océanie et surtout en Afrique du Sud dans leur différentes tournées mondiales (fin des années 70, en 1980, 1982, 1984, 1985 et 1986. En 1986 lors de leur tournée européenne triomphale, Queen réunira près de 1 millions de personnes à budapest, dépassant le concert légendaire de Woodstock. Freddie Mercury était aussi réputé pour ses exubérances, notamment pour ses tenues de scène où il n'hésitait pas à se vêtir en roi avec une grande cape de fourrure et une couronne sertie de vraies pierres précieuses lors de ses derniers concerts en 1986 notamment au Wembley stadium qui resteront des concerts légendaires dans le monde de la musique, ou bien pour ses facéties pendant les concerts où il pouvait par exemple apparaître monté sur les épaules d'un culturiste déguisé en Dark Vador ou en Superman.
Queen a vendu environ 850 millions de disques dans le monde, ce qui fait de Queen le quatrième plus gros vendeur de disques après Elvis Presley (1,2 milliard) et les Beatles (1 milliard) et Michael Jackon. Très récemment, Bohemian Rhapsody a été élu par les Anglais dans un sondage très sérieux single du siècle et la chanson We are the Champions a été élue plus belle chanson de tous les temps dans 160 pays.
PS : vive les années 60 et les cheveux longs.....lol non je rigole ;)
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